Kinesiphilia (littéralement «amour du mouvement») est un projet qui a le souhait d'aboutir à la création d’un ballet par et pour des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, leur entourage ou toute autre personne impliquée.

 

 

 

Les objectifs poursuivis sont multiples: changer l’image de cette maladie et rétablir des vérités sur celle-ci, intégrer des patients à un projet créatif et collectif qui leur donne l’occasion de s’exprimer et l’envie de prendre soin d’eux-mêmes, insister sur les vertus soignantes de la danse et de la musique (cf le projet soeur "Logophonia") dans cette pathologie, stimuler la création d’ateliers-danses pour parkinsoniens et la pérenniser via divers projets dont "Fit Your Mind" en province du Luxembourg et de Liège (entre autres).

 


La danse, surtout accompagnée de musique, se révèle être un outil particulièrement bénéfique pour ces malades, allant bien au-delà des autres formes d’exercices. Il semblerait que par l’émotion qu’elle suscite, la danse permettrait d’activer des voies qui court-circuiteraient en quelque sorte les cellules endommagées.

 


Les témoignages des patients sont éloquents: 

 

INTERVIEW DE MONSIEUR THIERRY BAKEN DU GROUPE DE NEUFCHATEAU:

http://fr.medipedia.be/kinesiphilia-danse-patients-parkinson-interview 

«la danse me transporte sur une planète différente sur laquelle le Parkinson n’a pas autant d’importance»

«quand je danse, je ne suis plus malade»

«nous dansons ensemble et ne formons plus alors qu’une communauté de soutien mutuel, nous avons laissé notre maladie à la porte»

«c’est simplement une expérience merveilleuse»

«la danse a mobilisé en moi quelque chose qui me donne envie de continuer, et tant que ce sera efficace, je continuerai»

 


Pour les rares danseurs professionnels impliqués dans cette approche qui applique leurs «recettes» aux parkinsoniens, les choses sont claires: la danse stimule l’activité mentale et connecte le corps et l’esprit, permettant ainsi de trouver des solutions et de mettre en place des stratégies pour mieux bouger. Elle rend les mouvements plus fluides et plus gracieux, elle développe la flexibilité et la force musculaire, elle aide à avoir confiance en soi, elle rompt de l’isolement, elle développe le regard, l’ouïe et le toucher, elle améliore la perception de son corps dans l’espace ce qui va aussi améliorer l’équilibre, elle déclenche la créativité et la joie.

 


Après des séances d’information et des invitations à s’inscrire dans le projet via les «antennes» mises en place par l’Association Belge du Parkinson, patients et accompagnants seront orientés vers des lieux de cours en fonction de leur domicile. Les cours seront dispensés par des professeurs de danse qui auront été spécialement formés pour l’occasion et seront encadrés par des soignants (infirmières, kinésithérapeutes ou médecins).

 


Une réflexion sera ouverte concernant le type de danse à appliquer, la musique à diffuser, les conseils à prodiguer (...) par différents spécialistes de la question (danseur, neurologue, musicologue, psychologue, philosophe...).

 

Les chorégraphies évolueront au fur et à mesure de l’enseignement en s’inspirant du vécu des danseurs, selon leurs souhaits et les objectifs recherchés.

 

Le spectacle sera conçu comme un voyage aux antipodes de la maladie où la danse et la musique seront l'instrument d'une quête du bonheur, où l’art  viendra au secours à la médecine !

 

Nous tenterons de bouleverser le spectateur afin qu’il ressorte mieux informé sur la maladie et aussi plus apaisé. Il y aura des moments drôles mais aussi des moments graves. Ils seront toujours inscrits dans le respect de la personne et un profond altruisme.


Enfin, bien que nous espérons plusieurs représentations, un DVD de la première sera réalisé de façon professionnelle et mis à la vente pour l’oeuvre.

 

Nous comptons aussi attirer une équipe de télévision ou un cinéaste indépendant pour réaliser un reportage sur ce projet original.

 

Sur un plan plus "pragmatique", nous évaluerons aussi l'impact de ce projet pour les patients.